La tendance Montréalaise de diminuer la circulation automobile se poursuit.


Le 10 septembre dernier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé devant les invités de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) qu’elle comptait modifier la règlementation quant à l’obligation de construire un certain nombre d’espaces de stationnement dans les immeubles de l’arrondissement de Ville-Marie, dont fait partie le centre-ville de Montréal.


L’arrondissement de Ville-Marie a adopté en première lecture le projet deRèglement modifiant le Règlement d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie (01-282), le Règlement sur les dérogations mineures (CA-24-008) et le Règlement sur les certificats d’autorisation et d’occupation (CA-24-224) afin de promouvoir la mobilité durable.

En vertu de ce projet, les promoteurs immobiliers n’auraient donc plus l’obligation de construire un nombre minimal de places de stationnement pour les voitures, et ce, que ce soit pour une nouvelle construction, un changement d’usage ou un agrandissement de bâtiment.


En contrepartie, on compte modifier à la hausse le nombre minimal de places pour vélos et rendre obligatoire l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans certains types d’immeuble.

Ces modifications s’inscrivent sans aucun doute dans la vision du centre-ville qu’a Projet Montréal. On tente de privilégier le transport à énergie propre ou le transport en commun, dans un centre-ville où l’automobile aura de moins en moins sa place.


Nous pouvons nous demander quels seront les conséquences de l’assouplissement de ces règles du côté des entrepreneurs, mais aussi du côté des acheteurs et des résidents. Est-ce que les entrepreneurs construiront moins d’unités de stationnement? Est-ce qu’avoir une automobile au centre-ville deviendra marginal? Est-ce qu’il y aura une augmentation de la valeur marchande des places de stationnement disponibles?


De son côté, la mairesse Plante croit que l’offre et la demande régulariseront par elles-mêmes le nombre d’espaces de stationnement.


Sachant que le critère «doit avoir un stationnement » est l’un des plus importants chez les acheteurs à la recherche d’un condominium, gageons que les entrepreneurs continueront à offrir un nombre substantiel d’espaces de stationnement.

Par ailleurs, certains projets qualifiés comme étant trop coûteux, par exemple en raison de la difficulté de creuser le sol, pourraient peut-être renaître. Rappelons également que certains entrepreneurs font déjà fi de la loi en payant une pénalité pour chaque espace de stationnement obligatoire, mais non aménagé.


Nous suivrons de très près ce projet de modification qui sera discuté lors de l’assemblée publique de consultation devant avoir lieu le 26 septembre 2018.


Par : Karelle Tardif Boutin

le communiqué officiel de la Ville de Montréal : https://bit.ly/2E0yRuj