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Piscines, terrasses et visite: le point suite aux dernières mesures gouvernementales

Depuis le 22 mai, un certain assouplissement des mesures de confinement a été permis par le gouvernement permettant notamment des rassemblements extérieurs d’au plus dix personnes provenant d’au plus trois cellules familiales.

Quel est l’impact sur les personnes demeurant dans des immeubles en copropriété?

  • Peut-on recevoir de la visite sur notre balcon ou terrasse?

Pour accéder au balcon ou terrasse adjacent à votre appartement, il faut traverser les parties communes de l’immeuble comme le hall d’entrée, les couloirs et les ascenseurs. Or, les syndicats ont tous adopté des mesures limitant les visites extérieures aux visites essentielles. Tant que ces mesures ne seront pas levées, les visites ne pourront reprendre dans les immeubles (exclusion faite des copropriétés de type en rangée qui possèdent des entrées individuelles).

Rien n’empêche cependant de recevoir de la visite d’autres résidents du même immeuble que vous pour un verre sur votre balcon ou terrasse.

  • Le syndicat peut-il continuer à imposer ces limitations?

Oui! Le syndicat gère la collectivité des copropriétaires et a pris la mission de prendre les mesures pour limiter la propagation du virus. La pandémie n’est pas terminée et nous demeurons dans une période de confinement. Le syndicat est justifié de ne pas risquer la santé des copropriétaires et résidents de l’immeuble pour satisfaire le désir de certains de recevoir de la visite.

  • La terrasse commune peut-elle réouvrir?

Oui, avec plusieurs aménagements. Des règles d’accès doivent être adoptées par le conseil, notamment pour limiter l’accès aux seuls résidents, limiter le nombre de personnes en même temps et respecter les règles de distanciation sociale. Le conseil d’administration doit se poser des questions : un système de réservation peut-il être mis en place? Un concierge ou un gardien peut-il faire des rondes afin de s’assurer du respect des règles de distanciation et le nettoyage des portes et poignées, par exemple.

Des règles de désinfection doivent également être mises en place concernant le mobilier utilisé comme les chaises ou les barbecues, par exemple.

Il serait aussi judicieux de mettre en place un registre des utilisateurs de la sorte, en cas d’infection avérée, les autres personnes qui étaient présentes sur la terrasse au même moment pourront en être informées.

Cependant, ces règles ne sont pas toujours simples et peu coûteuses à mettre en place.

  • Qu’en est-il de la piscine extérieure?

La piscine extérieure promet cet été d’être un grand objet de convoitise en raison notamment de la présence accrue des résidents durant la période chaude.

Alors que les villes n’ont pas encore toutes statué sur la réouverture ou non des piscines municipales, que doit faire un syndicat qui se fait actuellement, dans certains cas, harceler par les copropriétaires de réouvrir cette piscine « qu’ils paient très cher toute l’année en frais d’entretien ».

Les études disponibles sur le web tendent à établir que le virus ne survit pas dans le chlore, mais encore là cela dépend du niveau de chlore et du nombre de personnes. En plus de l’eau, les abords de la piscine, le mobilier autour de celle-ci, les toilettes et salles pour se changer doivent aussi être considérés dans la décision du syndicat d’ouvrir ou non la piscine.

Nous sommes d’opinion que considérant le niveau actuel de connaissance, l’état d’urgence sanitaire encore en cours, le non-positionnement des villes sur cette question, qu’il est trop tôt et trop risqué pour un syndicat d’ouvrir aux résidents la piscine extérieure actuellement.

Des règles sont à prévoir dès le début du mois de juin par les villes ce qui permettra aux syndicats d’établir également leurs balises.

Une chose est certaine, encore là des aménagements sont à prévoir : limitation des baigneurs et des personnes autour de la piscine, limitation de temps d’utilisation et désinfection des surfaces. Il faut garder en tête qu’un syndicat peut voir sa responsabilité retenue pour la maintenance déficiente des parties communes, ou encore si ses décisions s’éloignent de celles d’une personne prudente et diligente dans des circonstances similaires. Il est donc important de voir à ne pas toujours céder aux pressions des copropriétaires les jours de beau temps.

Un casse-tête majeur à prévoir pour les conseils d’administration et les gestionnaires lors des journées de canicule.

  • Et les frais de condos dans tout cela?

Ils demeurent dus, même si un copropriétaire est limité dans l’usage des parties communes dont il bénéficie normalement.

Marie-Cécile Bodéüs

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