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Numérique et humanité en copropriété divise

La numérisation des communications a très certainement permis de rapprocher certaines personnes qui ont pu s’être éloignées par les circonstances de la vie, que ce soit la famille ou les amis, et aura même permis de faire de nouvelles rencontres qui n’auraient peut-être pas eu lieu. Mais qu’en est-il des personnes tout près de nous ? Nos voisins, les autres copropriétaires, les membres du conseil d’administration de notre immeuble ? Les textos et les courriels auront-ils vraiment bénéficié à nos relations avec eux dans ce contexte ?

Il est sans contredit que l’être humain est un animal social et que les contacts sociaux sont importants pour le développement, pour le moral et permettent même de vivre plus longtemps ! Outre ces avantages plus « physiologiques », les communications humaines se retrouvent au cœur du domaine de la gestion et font donc partie intégrante des copropriétés divises. L’immeuble requiert des interventions, que ce soit d’entretien, de prévention ou de réparation, et les copropriétaires et occupants qui l’habitent ont des droits et des responsabilités encadrés par le syndicat. N’oublions pas les membres du conseil d’administration, les entrepreneurs, les fournisseurs et parfois même un gestionnaire d’immeuble, des employés, des experts, etc. : la communication, quelle qu’elle soit, est essentielle entre tous afin d’assurer le fonctionnement et le maintien de la copropriété.

Or, les communications numériques en différé ont sérieusement tendance à parfois complexifier certaines situations qui auraient pu être résolues plus simplement et plus rapidement par une rencontre en personne ou au téléphone! Les communications écrites, et donc indirectes, créent des barrières et les études le prouvent : les mots peuvent facilement être mal interprétés, et peuvent mener à des malentendus et même dégénérer en conflits qui auraient pu être évités par une communication directe…

L’utilisation des divers moyens de communication est bénéfique et pourra être utile dans bien des situations, que ce soit en contexte de distanciation sociale ou pour permettre de joindre des copropriétaires se trouvant à l’extérieur du pays, pour ne nommer que deux exemples. Toutefois, il est essentiel de ne pas se restreindre uniquement à ce moyen pour assurer les communications quotidiennes. Par exemple, toute nouvelle relation, que ce soit avec un nouveau copropriétaire, locataire, employé ou sous-traitant, devrait toujours commencer par une véritable rencontre en personne. Puis, une fois le lien établi, la majorité des échanges subséquents pourront généralement se poursuivre par voie numérique. C’est pourquoi à l’occasion d’un malentendu, la situation bénéficiera souvent d’être dénouée par un véritable contact plutôt que par des communications interrompues par le temps, et via un intermédiaire électronique! En temps de pandémie, il fut fort difficile pour les copropriétaires de n’être en contact direct que pour gérer des problèmes et des incidents : nuisances sonores, dégât d’eau, fausse alarme incendie, etc.

Ne perdons pas de vue toute l’importance des rapports humains directs : chaque intervenant doit se faire un devoir de rester disponible et flexible afin de créer de véritables liens qui permettront un meilleur fonctionnement, plus humain, de la copropriété.

Me Ludovic Le Draoullec

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