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Numérique et perte d’autonomie

Les dernières générations sont nées en plein dans l’ère du numérique et ont tenu dès leurs premiers jours entre leurs mains des ordinateurs, des tablettes et des cellulaires tous plus intelligents (artificiellement) les uns que les autres. Pour eux, l’utilisation de la technologie va de soi et la communication n’en est que bonifiée. Or, qu’en est-il de la population vieillissante qui n’a pas été initiée à toutes ces nouvelles créations et leurs infinies fonctions ?

Plusieurs générations ont vu les technologies arriver sans avoir la chance d’y être formées ou simplement habituées. Certaines personnes peuvent donc avoir du mal à les utiliser. Bien qu’il y ait habituellement une corrélation entre l’âge et l’utilisation de la technologie, il ne faut toutefois pas généraliser puisqu’une partie de ses utilisateurs s’est très bien adaptée, alors que d’autres continuent de s’en méfier, indépendamment de leur génération d’ailleurs. Les nouvelles technologies créent une certaine disparité dans la population : certains en sont adeptes, d’autres les évitent. Les communautés créées par les copropriétés divises peuvent être petites ou grandes, jeunes ou moins jeunes, très inclusives ou peu, dépendamment des copropriétaires qui la composent. Mais dans tous les cas, il faudra savoir s’adapter afin que tous soient inclus dans la collectivité de l’immeuble et veiller à ce qu’aucun de ses membres ne soit marginalisé par sa situation personnelle et laissé de côté.

Cela veut dire que les moyens technologiques pourront être utilisés, et même mis de l’avant, mais qu’un autre moyen devra toujours être disponible pour ceux qui le demandent. La déclaration de copropriété devra donc toujours refléter un principe d’inclusion afin de respecter les droits fondamentaux de tous. Pour les communications, il s’agirait de proposer l’impression en plus de l’envoi courriel. Pour les assemblées générales annuelles, il s’agirait de proposer la participation par téléphone en plus de la plate-forme d’assemblée virtuelle. Pour la réservation de salles ou de services, il faudrait prévoir que ceux-ci puissent se faire via un employé ou un membre du conseil en plus d’une plate-forme de réservation en ligne. Dans d’autres occasions, il s’agirait simplement de faire preuve de patience à l’égard des copropriétaires, par exemple en désignant un membre du conseil qui pourra venir en aide à ceux qui le requièrent ou alors en embauchant une firme informatique qui pourra supporter ceux qui en ont besoin.

Les remèdes sont multiples et les moyens dont nous disposons aujourd’hui regorgent de solutions, tant que l’ouverture d’esprit du syndicat est là. La clef du succès est de permettre des options variées et d’être prêts à accommoder les copropriétaires en fonction de leurs besoins, même s’ils ne représentent pas une majorité. Qu’il s’agisse des copropriétaires ou des membres du conseil d’administration, il sera toujours essentiel de faire preuve de compréhension et de chercher à s’aider les uns les autres, à l’image de la communauté souhaitée par le principe de la copropriété divise.

Me Ludovic Le Draoullec

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